Free cash flow : définition et enjeux de ce calcul pour les entreprises

Free Cash Flow

Dans le monde de l’entreprise, entendre parler de “free cash flow” est monnaie courante. De quoi s’agit-il exactement ? Que définit-il ?

 

Définition du “free cash flow”

Le free cash flow, ou “flux de liquidités disponible” en français, correspond au flux de trésorerie disponible d’une entreprise. En d’autres termes, il s’agit du cash que peut réellement utiliser une entreprise sur une période donnée, une fois que toutes les dépenses ont été retirées de son chiffre d’affaires. On pourrait par ailleurs l’assimiler au résultat net du retour sur investissement.

Comment calculer le fcf ?

Le cash flow libre (autre appellation du free cash flow) est calculé comme suit :

Free Cash Flow = Excédent brut d’exploitation (EBE) – Variation du BFR (besoin en fonds de roulement) – Impôt sur les sociétés –  Investissements nets

 

Exemple de calcul du cash flow libre

En 2018, un salon de coiffure a affiché un résultat net de 60 000 € et un EBE de 48 000 €. En 2018 toujours, le salon enregistre :

  • 8 000 € d’amortissements
  • une augmentation de 2 000 € du BFR
  • un investissement de 10 000 € pour du matériel (sièges massants) tout en revendant les anciens sièges pour un total de 3 000 €.

L’impôt sur la société pour sa part s’élève à 7 000 € pour le salon en 2018.

 

Le free cash flow se calcule donc de la manière suivante :

48 000 – 2 000 – 10 000 + 3 000 – 7 000 = 32 000 €

L’excédent de trésorerie pour notre salon de coiffure s’élève donc à 32 000 € à la fin de l’année 2018. Ce montant pourra soit être investi (à la banque, par exemple), ou encore servir à verser des dividendes.

A quoi sert le calcul du free cash flow ?

Un fcf positif dans le bilan d’une entreprise signifie par conséquent que l’entreprise a davantage gagné qu’elle n’a investi, et que donc ses investissements se sont révélés rentables.

Grâce au résultat du calcul du fcf, les dirigeants et actionnaires obtiennent de la visibilité sur les occasions d’investissements qui s’offrent à eux, et sur les risques qu’ils ont pu prendre. Le but final étant de créer de la valeur et des dividendes !